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Biographie de LAPREVOTTE Georges

Georges naît le 11 juillet 1896 à Remicourt (88). Il est le fils de Ernest (31 ans) manœuvre et de ROTH Maria (27 ans). Georges est cultivateur à Remicourt au conseil de révision. C’est un homme d’1 m70 aux yeux bleus et cheveux châtains.

Georges est incorporé au 2ème bataillon de chasseurs à pieds (B.C.P) de Lunéville, le 11.04.1915. Il n’a pas 19 ans, et 93,3 % de sa classe est appelée dès ce mois d’avril.

Dans un premier temps, il reste au dépôt, pour y recevoir son instruction militaire, avant de partir au front le 28.04.1916. Il part pour Verdun, où deux mois plus tôt (21.02.1916), les allemands ont déclenché la plus grande offensive jamais vue.

Puis en juillet jusqu’à la fin de l’année, c’est la Somme. Il revient en Lorraine courant décembre jusqu’avril. Mai 1917, le chemin des Dames (02), Georges est blessé et évacué le 05 mai. Le chemin des dames tient une réputation à la hauteur de celle de Verdun ou la Somme. Georges a reçu une balle dans la cuisse gauche –fracture du trochanter-. Mais le 01.05.1917, il avait obtenu une belle citation «  Excellent chasseur, a fait preuve en toutes circonstances et en particulier au cours des journées du 22 au 27.04.1917 des plus belles qualités de calme, de sang-froid et d’énergie. A contribué à faucher avec sa section dans la soirée du 25, une section de tirailleurs allemands qui repartait à une contre-attaque. » Croix de guerre avec étoile de bronze.

Le 22.12.1917, il est « guéri » et rejoint le dépôt du 2ème B.C.P. Georges est classé service auxiliaire et inapte à repartir au front par la commission de réforme de Troyes, le 15.06.1918. Il est rayé des contrôles, démobilisé le 04.04.1919.

Le 03.10.1920, Georges passe à nouveau devant la commission de réforme de Neufchâteau, cette fois. Son sort est scellé définitivement, il ne sera plus mobilisable au cas où…

Georges est invalide à 35%, le trochanter, l’os iliaque et les muscles sont fortement endommagés. Sa mobilité est fortement réduite au niveau de sa hanche gauche. Le temps n’arrangera rien.

Il se marie avec une fille de Maconcourt HENRY Suzanne Jeanne Marie Marthe (1895-1954). Elle est la fille de l’épicier du village. Ils auront 6 enfants : Marie-Thérèse (1920), Gilbert (1922), Marcel (1924), Pierre (1929), Jean (1932), Monique (1935). Georges exerce la profession de cultivateur.

Le 29.03.1961, il passe encore une fois devant la commission de réforme de Nancy qui maintient le taux d’invalidité à 35%, avec aggravation incurable. Cette balle reçue le 05.05.1917, aura fait de Georges un mutilé de guerre. La grande guerre a vu 7,9 millions de mobilisés, 1, 4 million de morts ou disparus et 4,3 millions de blessés, soit plus des 2/3 de ces pauvres gars mobilisés soit blessés ou morts……….

Georges est proposé pour la médaille militaire le 25.02.1966. J’ignore si cette décoration lui a été décernée.

Georges décède le 03.10.1971 à Maconcourt.
Croix de guerre 14-18
étoile de bronze
Médaille de Verdun Médaille des blessés Commémorative de la guerre 14-18
Webmestre : Didier Duval
Créé : 04 Mars 2018
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