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Biographie de MANGENOT Georges Auguste

Georges Auguste MANGENOT
Il y eu des familles bien éprouvées par la vie et cette guerre de 14/ 18 à Maconcourt. Perdre un fils, un mari un père à la guerre, c'est déjà beaucoup et selon les croyances de chacun, on se demande ce que l'on a pu faire pour mériter une telle épreuve. Pour les familles DUVAL et MANGENOT, cela sera deux frères qui perdront la vie. Autant dire que pour ceux qui restaient, ils savaient mieux que quiconque ce que la guerre coûtait.....

MANGENOT Georges Auguste est né le 20 juin 1893 à Maconcourt. Il est le quatrième enfant d'une famille de cultivateurs qui en comptera cinq. Son frère ainé Victor sera tué le 09.05.1915 à Notre Dame de Lorette (62).
A la déclaration de guerre, Georges est déjà sous les drapeaux depuis un an tout comme son conscrit Paul Albert DUVAL Ils sont ainsi 880 000 hommes des classes 1911 à 1913. Le service durant 3 ans, à cette époque. Georges vient donc d'avoir 21 ans en ce début de guerre. Il est au 160° régiment d'infanterie implanté à ECROUVES (54). Son régiment est en bivouac à Bosserville. Mais face à cette entrée en guerre, le régiment est envoyé à la frontière de l'époque en Moselle à MORHANGE. Les fantassins passent même la frontière. Le 16 août, les premiers coups de feu sont échangés avec l'ennemi. Mais quelle première expérience : elle se solde par la perte de 33 officiers et 1800 hommes sur l'effectif d'un régiment qui comptait 120 officiers et 3250 hommes. Un véritable carnage quand on sait que ce premier mois de guerre verra 85 000 morts dans nos rangs...

Le 25 août, le régiment revient dans le lunévillois, c'est la bataille du grand couronné. Les allemands ne doivent pas foncer sur Paris. Le 160° R.I restera jusque courant septembre , après la victoire des taxis de la Marne. Puis, c'est la course à la mer, chacun veut contourner l'autre en l'encerclant par le nord. Notre régiment est dans le Pas de Calais et prend quelques jours de repos, avant d'aller en Belgique. Là, Georges découvre que la guerre est mondiale car sont là : des anglais, des canadiens, des écossais, des hindous, des goumiers, des africains des asiatiques. Et puis les maisons, et la campagne sont bien différentes des Vosges, beaucoup de choses nouvelles pour notre jeune soldat de 21 ans.
La première bataille des Flandres et de Belgique commence à Voormezele et St Eloi. Les français sont stoppés d'entrée par des canons allemands de 210 mm, et les balles. Des compagnies du régiment sont sacrifiées et massacrées en quasi totalité. Les pertes sur les journées des 9, 10 et 11 novembre 1914 sont de 126 morts, 101 blessés et 773 disparus. C'est dire la dureté des combats. Georges lui est blessé le 11 novembre mais décéde le même jour bien loin de chez lui.

Le régiment sera recomplété par le 60° régiment d'infanterie territoriale. Cela démontre bien que les territoriaux ne furent pas plus protégés que leurs frères d'arme de l'active.
11 novembre 1914, nous sommes encore bien loin du 11 novembre 1918, et de tout ce qu'il faudra encore endurer avant d'être en paix et de finir de s'entretuer. Georges est transcrit sur les registres d'état civil le 20 décembre 1917. Il repose avec ses parents. Après lui en 14, son frère en 15, c'est son père en 16, qui disparaît alors que dire du désarroi de sa maman.

Le régiment reçoit la fourragère aux couleurs de la croix de guerre le 30 décembre 1917 pour deux citations à l'ordre de l'armée.
Plaque au cimetière communal. Le 160° régiment d'infanterie à Ecrouves(54).
Webmestre : Didier Duval
Créé : 18 Décembre 2010
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