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Biographie de MANGENOT Charles Paul Constant

Charles Paul Constant MANGENOT
MANGENOT Charles Paul Constant est né le 17 août 1873 à BEUVEZIN -54-. Il est le fils de Jean Constant MANGENOT -manoeuvre ou -journalier à l'époque- et de BARBIER Marie-Adèle.
Au conseil de révision, Charles est un jeune homme de 1 m 67, aux cheveux châtains et aux yeux gris bleus. Son instruction lui permet de décrocher son certificat d'étude. Charles fait « son  temps »  de 3 ans à l'époque et intègre ainsi le 8° régiment d'artillerie de Neufchâteau -caserne Rebeuval-, le 16 octobre 1894 comme conducteur canonnier et ce jusqu'au 24 septembre 1897. Il passe dans la réserve d'active le 01 novembre 1897 avec son certificat de bonne conduite en poche.

Charles arrive à Maconcourt, comme journalier, pour se marier le 24 avril 1900 à Marie Céline Augustine RASQUIN (23 ans). La maman de Charles est décédée depuis 1892. Il va demeurer avec son épouse à la ferme de sa belle famille. Il déménage à l'intérieur du village le 15 février 1905. Il est devenu cultivateur. Un fils Georges Paul Victor vient au foyer de Charles et Marie-Céline (1901-1984), puis un second Jean Henri Constant (1902-1984), ensuite Pierre (1905-1974), Georgette (1908-1971) et Marthe (1913-2004). On apprend également qu'il effectue deux périodes d'exercice au 39° régiment d'artillerie de campagne à Toul : l'une du 01 au 28.10.1900 et la seconde du 08.10 au 01.11.1903. Il passe ensuite, fonction de son âge dans l'armée territoriale le 01.10.1907.

C'est déjà un « pépère » en opposition aux bleuets et aux poilus, ce 02 août 1914, à la mobilisation générale. En effet, il a 41 ans. Charles intègre le 6° régiment d'artillerie à pieds avec les frères DUVAL Albert et Georges ainsi que ROLIN Auguste. Charles est le plus vieux des 4 maconcurtiens. Ce régiment ne portera chance à aucun, puisque tous sont inscrits au monument aux morts de la commune.
Puis le 01 mars 1916, il est versé au 11° régiment d'artillerie à pieds, le même jour pour le même régiment que DUVAL Georges. Hasard sans doute....
Ainsi son parcours est identique pour cette période à celui de DUVAL Georges.

Le 27 décembre 1917, il quitte l'artillerie à pieds pour l'artillerie de campagne, et plus précisément le 13° R.A.C. Il va ainsi se retrouver dans l'Aisne et l'Oise pour contenir les attaques allemandes sur Paris, et notamment aux chemins des dames. Ce sont là, les derniers soubresauts de l'envahisseur.

Mais la guigne guette Charles. 4 ans de guerre n'auront pas eu raison de notre artilleur, qui a 45 ans doit bien songer à revenir au pays avec cette guerre qui touche à sa fin. Il revient au village de Maconcourt en permission mais pour y mourir de la grippe espagnole, le 03 novembre 1918. Il entraîne malheureusement quelques jours plus tard, son épouse, qui meurt dans les mêmes circonstances. Ils laissent ainsi 5 orphelins qui sont élevés par leurs grands parents. Cette grippe fait 408 000 morts en France, mais 34 millions de morts à travers le monde. Ce qui fut effrayant c'est que cette pandémie se déroula au seul courant de l'hiver 1918-1919. Les six sépultures Rasquin du cimetière communal ne m'ont pas permis de savoir où étaient Charles et Marie-Céline, où s' ils avaient eu, leur propre sépulture.

Il aura ainsi fait campagne contre l'Allemagne du 03 août 1914 au 03 novembre 1918. Il obtient ainsi la croix de guerre, la médaille militaire, la commémorative de la Grande Guerre.
Médaille militaire Croix de guerre La commémorative
de la Grande Guerre
Webmestre : Didier Duval
Créé : 01 Avril 2011
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