Accueil > Histoire > Monument aux Morts (Robert Gustave HENRY)

Biographie de HENRY Robert Gustave

M├ędaille militaire Robert Gustave HENRY Croix de guerre
HENRY Robert Gustave est né le 27 mars 1895 à Maconcourt. Il est le fils de Charles Joseph Henry -37 ans- cultivateur et de BOGARD Marie Augustine-29 ans-, sans profession. La famille HENRY est une ancienne famille de Maconcourt ( le grand-père de Robert était cabaretier ). Robert devient orphelin de mère à 15 ans et reste avec son frère : René Charles Abel 1898 -1981 et sa soeur Juliette Joséphine 1902-1982.

En décembre 1914, sa classe est appelée soit plus de 279 000 jeunes. En effet, cette guerre qui doit finir à Noël, prend une sale tournure et il faut anticiper. On réduit même la période d'instruction selon l'arme d'appartenance.
C'est ainsi qu'il est mobilisé au 167° régiment d'infanterie implanté à TOUL (54). Ce régiment a pour mission d'assurer la défense de la forteresse de Toul et est constitué de 3 bataillons. Il y 173 régiments au début de la grande guerre et 91 % de sa classe qui est versée dans l'infanterie.

Robert rejoint le 167° R.I, appelé par les allemands « Les loups de Bois le Prêtre ». Sinistre lieu situé au nord-ouest de Pont à Mousson qui feront 7000 morts de part et d'autre. Il a retrouvé à son incorporation POISSONNIER Emile Alfred qui sera tué ici même le 01.05.1915. Robert lui en réchappe pour continuer le 14 septembre vers une autre fournaise en Argonne -secteur de Saint Thomas- dans la Marne mais en limite de Meuse, à quelques kilomètres de Sainte Menehould. C'est ce qui s'appelle « Four de Paris ». Les trois bataillons s'en vont successivement en camions. Ils doivent creuser des boyaux pour préparer une base d'attaque. Après ces journées de travail, les hommes regagnent leur cantonnement à l'arrière. Mais le 16 septembre 1915, un accrochage à lieu avec l'ennemi, au bois de la Gruerie : 10 hommes sont tués ( dont notre fantassin HENRY), 19 sont blessés et 1 disparu. Mais aurait il échapper à la tuerie du 25 septembre qui fit 96 tués, 522 blessés, et 452 disparus sur 3370 braves gars que compte le régiment

Inutile de vous dire que le régiment fût relevé par la suite. Que valait donc la vie d'un homme ? Peut-on accabler ceux qui se sont soulevés par la suite en 1917 non pour dire on ne veut plus y aller mais pour faire comprendre à l'état-major qu'il fallait arrêter cette boucherie.
Pour le seul mois de septembre 1915, il y aura 60 000 morts dans les rangs français -tous régiments confondus-. Toujours est-il que notre brave soldat a tout juste 20 ans. Il sera transcrit sur les registres de la commune le 28 avril 1916.

Son régiment obtient la fourragère aux couleurs de la croix de guerre le 28 septembre 1918, pour ses deux citations à l'ordre de l'armée et sa citation à l'ordre du corps d'armée.
Plaque commémorative sur la tombe familiale. Robert repose avec ses parents au cimetière communal.
Webmestre : Didier Duval
Créé : 11 Novembre 2010
http://www.maconcourt.com