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Biographie de POISSONNIER Émile Alfred

Médaille militaire Croix de guerre
POISSONNIER Émile Alfred est le dernier né de la commune de Gémonville -54- en ce 31 décembre 1884. Son père Xavier Joseph -29 ans- est bûcheron et sa mère Louise Augustine SIMON -24 ans – est sans profession.

Emile se marie le 01.05.1909 à Vicherey avec une fille du village de six ans sa cadette.
Il est berger et vient s'installer à Maconcourt.
Le couple a deux enfants Jeanne Augustine en 1910 et Raymond Joseph Alfred en 1912.

La mobilisation du 02 août 1914 appelle 2 200 000 hommes des classes 1900 à 1910 qui forment la réserve, ce sont les gens nés entre 1880 et 1890 soit : 24 à 34 ans.
Emile est mobilisé au 167 ème régiment d'infanterie de la garnison de Toul.
Le régiment assure la défense de Toul en cette année 1914. Puis vient 1915, le régiment fait mouvement vers Bois le Prêtre non loin de Pont à Mousson.

Émile est au même régiment que Robert HENRY qui sera tué 4 mois et demi plus tard, et 15 jours après le poilu Marie Auguste DRAPIER qui meurt dans le même secteur.
Des 4 mois de mai de la guerre , c'est celui de 15, qui est le plus meurtrier. En ce premier jour du mois, notre deuxième classe POISSONNIER part avec son régiment à l'attaque des lignes allemandes. Pour ce faire il faut traverser un terrain brousailleux sur 60 à 80 mètres et en légère pente douce. Un peu de terrain est conquis mais une contre attaque se produit, repoussant nos assaillants français ou encore les coupants du reste du régiment. Et puis le schéma pour cette journée va être de repousser pour être à son tour repoussé, pour finalement retrouver les positions d'origine.

Les grenades manquent chez nos français. Mais au final, cela fera 6 morts 52 blessés et 11 disparus. Chez l'ennemi, les pertes sont sensibles. Bref, une énième journée pour rien, comme tant d'autres, et l'on quantifie ainsi le nombre de pauvres gars sacrifiés sur ces 52 mois de guerre.

Emile laisse ainsi une veuve et deux enfants de 3 et 5 ans. Ces enfants seront adoptés par la nation le 06 avril 1922, suite à un jugement rendu. Ils deviennent ainsi des pupilles de la nation. C'est à dire qu'ils ont droit à la protection et au soutien moral et matériel de l'Etat jusqu'à l'âge de 21 ans (majorité à l'époque). Il y aura ainsi 750 000 pupilles de la nation.
Emile POISSONNIER repose au carré 14/18 B tombe n°2219 de la Nécropole Nationale “Le Pétant” de Montauville (54). Il y a dans ce cimetière 7714 tombes

La Nécropole Nationale “Le Pétant” de Montauville (54)
Il sera décoré à titre posthume de la médaille militaire et de la croix de geurre 1914/ 1918. Sa veuve touche donc maintenant une pension de veuve de guerre jusqu'au 25 février 1922, date à laquelle elle se remarie à BIÉCOURT avec PETITJEAN Emile Joseph Edmond. Elle décédera le 10 juillet 1961 à Vouthon-Bas (55).
Son régiment obtient la fourragère aux couleurs de la croix de guerre le 28 septembre 1918, pour ses deux citations à l'ordre de l'armée et sa citation à l'ordre du corps d'armée.
Webmestre : Didier Duval
Créé : 17 Novembre 2010
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